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lundi 12 septembre 2016

L'INDÉPENDANCE FAUSSAIRE ET LA DÉSERTION DU POUVOIR RÉEL


L'indépendance : tributaire de la puissance et non d'un référendum

Pour le bénéfice des lecteurs je tenterai de bien m'expliquer afin de ne susciter aucune confusion puisque je renvoie à des termes et à des idées qui sont hors du champ de la réflexion habituelle chez les souverainistes-indépendantistes. Mais les temps nous invitent à des changements, encore d'autres! Et si vous n'êtes pas trop réfractaires au changement, une idée que tous les motivateurs friqués ont reprise, vous devriez être bien servis.

D'abord, je m'élève contre les frères jumeaux que sont le provincialisme et le référendisme. Opposés en paroles, ils se complémentent dans la fuite en avant.  Le provincialisme est caractérisé par le renoncement à l'exercice du pouvoir alors que le référendisme est reconnaissable par la réclame qu'il fait pour une indépendance faussaire.  François Ricard pourfendait récemment les partisans d'un nouveau référendum en soutenant qu'un référendum gagnant ne ferait qu'ouvrir la porte à des négociations. Ce qui est incontestable. Accessoirement, il pointait les fédéralistes dans leur rôle d'habiles provocateurs politiques, et les péquistes, comme incapables de résister à l'attrait de l'échec. Toujours prêts à tomber dans le panneau.

«Bien des indépendantistes, à tort, croient qu’un référendum gagnant nous mènera nécessairement à l’indépendance. De même, chez les fédéralistes, plusieurs croient qu’un référendum gagné par le Québec conduira ce dernier à l’indépendance. Ces personnes des deux camps sont dans l’erreur.» (1)

Les troupes fédéralistes sont bien dressées, c'est le moins qu'on puisse dire. Pour elles, tout référendum conduirait à l'indépendance. C'est l'alerte rouge qui sonne depuis l'élection de René Lévesque. Ainsi, anglophones et allophones, minorité politique monolithique, se tiennent prêts à monter au créneau dès que la «menace» de l'indépendance sort le bout de son nez. Or, les chefs de file fédéralistes et leurs inconditionnels ont-ils raison de craindre l'indépendance ou s'ils ont tout simplement acquis le réflexe pavlovien de crier au loup dès que les «indépendantistes» veulent «donner leur 110%» en évoquant un référendum ?

François Ricard en conclut tout à fait à propos que les deux camps sont dans l'erreur. En d'autres mots, ils se dupent mutuellement en prolongeant la vie de leurs lubies respectives. Le camp péquiste parce qu'il n'a jamais fait de référendum sur l'indépendance et n'en fera jamais. Le camp fédéraliste parce qu'il a compris combien il était facile de mettre les Québécois en boîte en répercutant l'idée-panique que le spectre de l'indépendance revenait hanter la «pax canadiana».

Ceci mérite quelques explications car je sens déjà que des convaincus, réfractaires au changement, me vouent déjà aux gémonies, ne serait-ce que par l'insécurité que pourrait susciter chez eux le dévoilement de ce jeu de dupes qui fait danser aux Québécois la St-Guy depuis 1980.

Précisons. L'indépendance – si le mots ont encore un sens – consiste pour une nation à détenir les pouvoirs lui permettant de maîtriser sa destinée. Pour faire simple, ce sont les pouvoirs cardinaux, soit ceux qui comptent le plus pour tout pays qui sait ce qu'est d'être indépendant. Ce sont donc les pouvoirs de l'argent et ceux de la force d'abord. L'indépendance se mesure ainsi à la capacité de contrôler sa banque, sa monnaie et son économie; de défendre ses frontières extérieures et de maintenir l'ordre intérieur par des forces armées et policières qui répondent à l'autorité étatique. Ceci s'applique à tout pays.

En d'autres mots, croyez-le ou non, nous n'avons pas encore commencé à parler sérieusement d'indépendance au Québec. Ni avec Lévesque, ni avec Parizeau et pas davantage avec PKP. On fait un plat avec le lancement de l'Institut de recherche sur l'indépendance, soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? On en reparlera le moment venu mais ça s'annonce plate comme une crêpe car le «war room» de l'indépendance n'existe tout simplement pas. On excusera mon scepticisme mais je m'attends à des études d'intellectuels qui ne vaudront pas un pavé dans la mare, je le pressens au temps qu'il faut pour en accoucher. Bref, pour y revenir, un référendum sur le sujet que personne ne maîtrise est par conséquent impossible. C'est d'ailleurs conforme à la simple vérité historique. Il vous suffit de retourner au libellé des questions référendaires de 1980 et 1995 pour constater que l'indépendance n'était pas l'enjeu. Et à juste titre, car la population n'y a jamais été préparée. Pour bien remettre les choses à plat et rompre avec les récits fantaisistes, il suffit de se demander sur quoi portait donc les deux premiers référendums... et ajoutons l'éventuel prochain, à propos duquel les aspirants à la chefferie du PQ s'apostrophent déjà, comme si le «vouloir» ou simplement le garder dans le décor donnait en soi un surplus de fibre patriotique.

Allons plus loin. Un éventuel oui à un éventuel référendum est peu probable et ce, quelle que soit la question posée. Mais si, par hasard, le oui l'emportait avec une petite majorité obtenue à l'arraché, on jase, cette courte victoire ouvrirait la porte à n'importe quoi, dont des divisions sur des revendications à la baisse, le tout préludant à une finale décevante, possiblement contraire aux intérêts du Québec.

Quant on n'a jamais réussi à regrouper la masse critique de la nation, quant on est séparé d'elle et qu'on craint comme la peste son identité, comment serait-il possible de former avec elle un consensus national fort? Dans ces circonstances de grande faiblesse, au final, qu'y aurait-t-il à négocier? Représentés par un si pauvre parti armé d'un si pauvre mandat? Car, ouvrons les yeux, la plus totale confusion l'égard de la prétendue indépendance persiste depuis 50 ans... Le projet d'indépendance du Québec contient des titres et de la réclame, mais tout cela est entrecoupé de tant de pages blanches et de non dit qu'on ne remarque même plus l'erreur. Ce qui est toutefois persistant, je le reconnais, c'est le désir d'autonomie culturelle, linguistique, en matière d'éducation et d'immigration.

Revenons au consensus et rectifions. Un consensus national fort a déjà été obtenu en cinquante ans. Il s'est en effet cristallisé autour des accords du lac Meech, menés par le libéral Robert Bourassa en 1887. Pour rappel, cet accord donnait au Québec des pouvoirs accrus, notamment dans le domaine de la culture et de l'immigration. Il lui donnait la possibilité de se retirer des programmes fédéraux avec pleine compensation. En reconnaissant le Québec comme société distincte, il ouvrait la porte à un changement de la dynamique entre le Québec et le Canada, figée depuis 1867. Plus de 65% des Québécois l'aurait applaudi, dont 80% de souverainistes ! 

Or, vu les circonstances mélodramatiques dans lesquelles se sont tenus les deux premiers référendum, et compte tenu de ce que je viens d'exposer, une petite victoire ne pouvait conduire au mieux qu'à des accommodements raisonnables, se solder avec un Meech plus (ou moins), garnis d'un enrobage différent. Le prochain et tout hypothétique référendum qu'appelle de ses voeux Martine Ouellet ne permettrait pas davantage. La branche référendiste du PQ ne fait que s'enfoncer davantage à marcher dans les traces des échecs du passé, faute d'en avoir fait un bilan sans complaisance, d'où sa presse d'en découdre avec les fédéralistes qui, justement, fédèrent la moitié du Québec.

Résultat des courses.

Qui est prêt à continuer de braquer la moitié du Québec contre l'autre pour au mieux des accommodements raisonnables ? Au pire et plus probablement pour un autre échec dramatique et démoralisant car, les deux référendums précédents l'ont bien montré, après un non les chefs plient bagage et renvoient les militants aux douches. Jacques Parizeau n'était pas prêt à continuer le combat en cas d'une défaite dans les urnes, même contestable. Dans la confusion, il a appelé à la démobilisation générale. Une vérité que la majorité des indépendantistes refusent de voir, comme si la réalité leur faisait trop mal. Le maintien de la «Pax canadiana» pesait sans doute dans sa décision, laquelle renvoyait à l'improvisation dans laquelle l'aventure référendaire avait été lancée. Et ce fut une aventure. Diriger une province, chose à laquelle il ne pouvait se résoudre, le fit jouer la santé et la cohésion de la nation sur une simple consultation populaire, pour finir aussi lamentablement. 

Les fractures profondes héritées du premier référendum et consolidées à l'ère Parizeau sont toujours celles qui traversent et plombent lourdement le Parti québécois aujourd'hui. Ceux qui ne veulent pas de référendum sont soupçonnés de provincialisme, ce qui est d'ailleurs assez vrai car ils restent à ce jour incapables de produire un plan de redressement national qui utiliserait tous nos pouvoirs. Le soupçon d'être contents de diriger une province leur colle donc à la peau. À l'opposé, ceux qui veulent un référendum restent sourds aux arguments souvent sensés des provincialistes. Entre les deux, aucun appel, aucune intuition, aucune réflexion ne semblent assez puissants pour briser cette stérile dichotomie.

Au sein de la mouvance référendiste loge une envie d'en finir qui ressemble à l'attirance irrésistible pour l'échec. Le Québec n'est jamais gagnant. Depuis longtemps il perd systématiquement au jeu de la politique, mais ses chefs continuent de l'inviter à foncer dans le mur. 

Or le Québec vaut mieux. Et le défi immédiat des politiques du serait de rassembler les Québécois autour de quelques idées fortes, autour de consensus qui nous feraient progresser, quitte à renverser des monuments du statu quo au passage. Contrairement à Parizeau qui ne voulait pas diriger une province, grave erreur, il faudra se résoudre à le faire et à le faire correctement... pour arriver à le faire puissamment. Car la voie de la puissance est la voie de l'indépendance. 

Épris de grandes ambitions mais peu formée et aguerrie sur le plan politique, l'élite souverainiste a négligé de se souder aux pouvoirs qui lui étaient confiés. En fait, le Parti québécois au pouvoir a souvent marché dans les routines établies par le parti libéral, n'agissant que de façon marginalement différente. Était-ce faute d'avoir les coudées franches, faute de pouvoir compter sur une nette majorité parlementaire? Possible en partie, mais cela ne peut expliquer tout un parcours navrant, comme la phobie toujours grandissante de notre identité qui le caractérise maintenant. Il suffit de rappeler la récente visite de Marine Le Pen qui les a mis, toute cette bien pensance, au bord de la crise de nerfs. Il est clair que cette panique de vierges effarouchées, pour si peu, ne fait pas de la classe politique actuelle une force fiable. Au contraire, elle la disqualifie pour nous mener à l'indépendance. Mon conseil, ne les suivez surtout pas sur la voie référendaire.

Il y aurait tant à faire. D'abord unir les Québécois en leur proposant un redressement à travers des objectifs qui s'adressent à la masse et non à des clientèles communautaires. Les grands consensus devraient se faire sur des enjeux du quotidien, enjeux désertés par le Parti québécois. Voici quelques exemples :

1- Fracasser l'immobilisme qui prive les Québécois de l'accès aux soins de santé. Venir à bout de cette féodalité médicale qui oblige les malades à attendre des heures et des heures dans les urgences. Donner le pouvoir aux super infirmières, faire venir des médecins coopérants de l'étranger (Cuba ?) pour travailler avec elles à créer de super cliniques d'urgence qui contourneraient, s'il le faut, le système actuel maintenu en place au profit de minorités âpres au gain. Sans se mettre à dos les médecins, leur faire comprendre que les médecins devenus ministres de la santé n'ont jamais pu régler les problèmes qui persistent depuis trop longtemps car ils n'ont pas l'indépendance nécessaire pour le faire. Le prochain ministre de la santé ne serait pas un médecin, quelqu'un d'autre, une infirmière de renom par exemple. 

2- Donner au Québec un visage français, re-vamper les institutions et les règlements qui accompagnent la loi 101 et les appliquer avec tout le muscle que la loi et les règlements autorisent. Revoir les budgets de cette mission, revoir ses objectifs et s'assurer qu'un personnel de direction motivé est bien en selle. Donner un signal clair et net qui atteindra tout le Québec, le Canada et le monde en gardant le cap. La langue de la réussite au Québec devrait être le français, il faut d'abord y croire nous-mêmes et accroître l'utilité du français partout, au sein de l'État et de ses prolongements d'abord. 

3- Diriger résolument et explicitement les nouveaux arrivants dans des parcours qui les conduisent à s'intégrer à la nation majoritaire. Imposer des tests de connaissance du français et de connaissance des réalités québécoises. Le faire avec fermeté, ce qui aura pour effet de décourager les moins adaptables et de ramener le nombre d'immigrants à des proportions plus conséquentes avec notre capacité d'intégration. Mettre la pression voulue pour admettre des immigrants qui non seulement parlent français (ce qui est insuffisant), mais des immigrants qui manifestent une aptitude et une volonté à s'intégrer. Cibler par exemple des Syriens chrétiens, plus proches de nos valeurs et qui sont d'ailleurs les plus persécutés.

4- Remettre à l'étude l'enseignement de l'histoire nationale du Québec obligatoire pour tous: L'épopée de la Nouvelle-France, (sans doute au monde le cas le plus harmonieux de la colonisation européenne), Samuel de Champlain, la Conquête, la déportation des Acadiens, les troubles de 1837-38. Enseigner aux nouvelles générations l'essentiel des enseignements qui nous ont aidés à survivre dans la durée. 

5- Obliger les universités anglophones à s'engager dans un programme graduel de francisation partielle pour en arriver à ce que l'enseignement universitaire sur le territoire se fasse en français dans une proportion égale à celle de la population francophone. Idem pour les collèges. Le Québec ne peut échapper à reconnaître qu'il a un caractère multi-national, mais la nation fondatrice et majoritaire est en droit de s'affirmer en garantissant le respect des autres, mais pas davantage qu'en proportion de leur importance démographique et historique.

6- Augmenter l'intérêt de l'État pour la sauvegarde et la valorisation du patrimoine religieux catholique. Rappeler que les cultes religieux, s'ils sont égaux en droit, ne sont pas égaux sur le plan patrimonial et historique. L'institution catholique a été un pilier de la fondation du Canada, d'abord. Ensuite, seule capable de le faire, elle a soigné la nation canadienne-française de ses blessures après la violente répression britannique des années 1837-38, faisant ainsi échec aux plans d'assimilation du Rapport Durham et préparant de fait, notamment par la fondation de collèges classiques de haut niveau, le sursaut national dont l'apogée se situe dans les années 1955-1980. Pour ces raisons, la religion catholique est une religion à part pour la nation québécoise. Elle mérite la reconnaissance de toute la nation, y compris celle des nouveaux arrivants et des adaptes des autres cultes. Cette dernière mesure, qui est en fait un changement d'attitude, est probablement la plus importante de toutes pour unir profondément la nation québécoise au delà des lignes partisanes.   

Cette petite révolution des mentalités, qui demanderait beaucoup de confiance, de nerfs et d'aplomb, ne serait au fond que le signe que nous nous respectons nous-mêmes, à titre de peuple d'accueil et de peuple fondateur du Canada. Remarquez que toutes ces mesures n'exigeraient l'addition d'aucun nouveau pouvoir à ceux que le Québec détient déjà. Or, le Parti québécois qui, paraît-il, aurait le courage de faire l'indépendance (armée, monnaie, banque, etc.) n'a jamais eu le courage d'utiliser pleinement les pouvoirs de la province de Québec dans l'intérêt national. Quant il a feint de les utiliser, il est reparti piteux en s'excusant comme d'habitude.

Il est facile de promettre qu'au bout d'un référendum se trouve l'indépendance. Mais au bout du compte, personne de ces «visionnaires» n'est responsable des résultats. Il semble bien, si le passé est garant de l'avenir, que si «le maudit peuple ne dit pas OUI», on démissionne, on se crache dans les mains et on recommence. Jusqu'à quand? Mes amis, il est beaucoup plus difficile de faire face à l'opposition hurlante qui se dressera dès que le Québec prendra la décision d'agir en conformité avec ses propres intérêts nationaux, que de réclamer un fumeux référendum. On a prétendu que dans le fédéralisme le Québec n'avait pas assez de pouvoir pour agir dans son intérêt national. Je suis d'avis que cette ligne de pensée est une ligne démissionnaire qui a conduit à la désertion du front le plus important pour le développement de l'affirmation, de l'autonomie et de la puissance nationale.

Ceux qui ont suivi les affaires savent qu'on a abusé de l'expression «gouvernance souverainiste» pour cacher une certaine vacuité. Sous Pauline Marois, l'expression, bien trouvée sans être nécessairement malhonnête, tenait plus de la réclame que du programme. Il reste néanmoins que les possibilités d'une vraie gouvernance souverainiste sont grandes pour changer la face du Québec et le remettre sur le chemin de la confiance, puis de la puissance. À condition que cette gouvernance ne soit pas un alibi aux mains de politiciens populistes et sans substance. Pour que l'indépendance ne soit pas faussaire, qu'elle procure au Québec le maximum de liberté politique et d'autonomie, il faut comprendre que cette dernière est tributaire de la puissance. Le Québec pourra être aussi indépendant que sa puissance le lui permettra. 

Aujourd'hui, dans l'impossibilité de faire progresser notre demi-indépendance de jure, soit le statut politique du Québec, il faut s'employer à faire progresser notre indépendance de facto. Regardons le monde. De plus en plus de petites entités nationales sont contraintes de se développer comme des nations sans avoir la reconnaissance d'autres pays, d'une majorité de pays ou de l'ONU. Pourquoi ne pas apprendre de ces expériences ? Au delà de la Catalogne et de l'Écosse, il faut s'ouvrir les yeux sur une multitude de situations nationales qui sont apparues au fil des ans. La presse n'en parle pas mais elles existent. Plusieurs de celles-ci se trouvent au sein ou en marge du monde russophone, mais aussi ailleurs (2). Quoi qu'il en soit, l'indépendance, qu'on le veuille ou non, est à la limite de la puissance que peut déployer un pays. Par conséquent, pour tenter d'en faire une formule, je conclurais, au risque de me répéter, que l'indépendance est au bout de la puissance et non au bout d'un référendum.

Je ne me fais pas d'illusion en écrivant ces lignes. Je sais d'expérience que l'arrivisme politicien, l'esprit multiculturaliste généralisé et la soumission aux valeurs mondialistes qui règnent au Parti québécois, comme au sein des autres partis, y compris Option nationale et Québec solidaire, ne permettront pas qu'un programme de redressement national voit le jour aux prochaines élections. Mon ambition est plus modeste, soit de montrer que le référendisme est un échec fini et qu'il s'oppose au sein du PQ à un autre échec historique qui est le provincialisme. Cette ligne de fracture stérile au sein du PQ a été consolidée sous l'ère Parizeau. Son dépassement éventuel est éminemment souhaitable. Pour en sortir par le haut, il faudra que de nouvelles valeurs habitent ceux qui font de la politique. Il faudra aussi que les politiciens indépendantistes cessent d'avoir honte de leur identité. Une honte encouragée et présentée comme «progressiste» à l'aune des valeurs du déracinement prêchées par tous les haut-parleurs de l'hyper classe mondialiste.  


1- http://vigile.quebec/Le-referendum-pour-les-nuls

2- Pour les intéressés qui veulent fouiller des cas de statuts de jure faibles ou incomplets qui enfreignent (ou pas) les constructions nationales de facto: Abkhazie (Georgie), Ossétie du Sud (Georgie), Haut Karabach (Arménie), Transnistrie (Moldavie), Les républiques de Donetz et de Lugansk (Ukraine), la Palestine (Israel), Le Somaliland (Somalie), Républika Srpska (Bosnie).