Je réclame une reconnaissance constitutionnelle robuste pour les Canadiens et Acadiens, peuples frères dont l'existence est très antérieure à celle du Canada d'aujourd'hui. Je réclame un statut national pour les natifs francophones, assorti des droits et des protections qui s'appliquent aux peuples minoritaires en vertu du droit international. Voir notamment la Déclaration de l'ONU du 18/12/1992.
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PETITE BRODERIE AUTOUR DE L'IDÉE QU'ON S'EST FAIT VOLER NOTRE NOM
mis-à-jour 8/07/2026 à 00:16 À ceux qui disent qu'on s'est fait voler notre nom de Canadiens, je dis ceci, et je le dis depuis longt...
mardi 7 juillet 2026
PETITE BRODERIE AUTOUR DE L'IDÉE QU'ON S'EST FAIT VOLER NOTRE NOM
Influencés par de mauvais chefs, nous avons renoncé à notre existence de peuple historique et sociologique pour l'amour d'un territoire dont les limites ont été décidées par les Pères de la Confédération, en 1867. Or, notre existence remonte à 1646-48, années des premières mentions du vocable Canadien(1).
mardi 23 juin 2026
Le 24 juin 2026, Saint-Jean-Baptiste et fête des Canadiens-Français
Proclamation de la fête nationale du Québec, le 11 mai 1977
« En 1977, le gouvernement dirigé par René Lévesque proclame le 24 juin, jour de la Fête nationale du Québec. Cette journée sera désormais… la fête de toutes les personnes habitant le Québec »
jeudi 21 mai 2026
La Loi sur les langues officielles comme forme de gestion de l'ethnicité au Canada
Comment le Canada est-il devenu un pays d’« anglophones » et de « francophones » sans nation, hormis l’exception autochtone. Une exception qui valide sans le vouloir la nation ethnique.
LA VÉRITABLE HISTOIRE ETHNIQUE DU CANADA On ne rappellera jamais assez que, dès les années 1950, Pierre Elliot Trudeau militait contre toute forme de nationalisme enraciné, il prend surtout à partie le nationalisme canadien-français. Son influence à cet égard rejoint plusieurs intellectuels de sa génération, dont René Lévesque. En 1969, devenu premier ministre, il rend public un Livre blanc qui propose l’assimilation complète des Autochtones, l’abolition de la loi sur les Indiens, la fin des traités et des réserves. Jean Chrétien est alors ministre des Affaires indiennes. Dix ans plus tôt, le projet aurait peut-être abouti, mais, en 1969, le mouvement initié par des anthropologues européens en faveur des indigènes d’Amazonie avait gagné en influence. Des États-Unis, il déborde sur le Canada. Accusé de génocide culturel, Trudeau recule et renonce au projet. Il conserve toutefois l’idée centrale de sa vie publique : toute forme de nationalisme devrait disparaître, tout en s’accommodant d’au moins deux exceptions, l’autochtone et la juive. Pour tous les autres, l’attachement des individus au Canada de ses rêves relève d’un contrat purement civique. Son modèle de pays contractuel prétend réunir une population de plus en plus hétérogène et multiculturelle autour de certaines valeurs communes universelles.
Trudeau ne perd pas de temps. Toujours en 1969, P E. Trudeau mettait en branle un mouvement similaire, motivé par le même désir d’effacement de la mémoire collective. Sa recherche d’effacement ethnique se tourne cette fois contre les Canadiens-Français. Dans leur cas, l’ambition de les faire disparaître n’aurait pu aucunement réussir quelques années plus tôt, au temps où leur volonté d’être reconnus comme l’un des deux peuples fondateurs menaçait le statu quo constitutionnel.
Pour comprendre l’occultation du phénomène, il faut s’interroger sur ce qui a échappé à l’observation de nos intellectuels et historiens. Ils étaient sans doute influencés par l’air du temps. Polarisés par un récit fixé sur l’opposition entre fédéralistes et souverainistes, qui fait office d’enjeu existentiel, c’est peut-être là une explication de la limite des analyses dominantes d’une époque qui s’achève. L’hypothèse se défend d’autant plus qu’avec le passage du temps, nous voyons que le souverainisme québécois est devenu très proche des valeurs canadiennes, il prône son propre multiculturalisme de province avec, lui aussi, son identité de province, à la différence que les francophones du Québec se projettent en majorité. En sous-évaluant que leur statut est d’abord celui de leur appartenance au Canada, ils ont pris l’habitude d’oublier qu’ils sont une partie de la minorité nationale du Canada.
La création de la Commission BB (aussi connue sous le nom de Commission Laurendeau-Dunton) est indicatrice du rapprochement des Canadiens-Français d’une reconnaissance statutaire de peuple fondateur. Le discours d'Ottawa (Pearson 1963) changea radicalement avec l'arrivée de Trudeau à Ottawa, la situation se renverse à partir de 1969, prenant alors une direction fondée sur le détournement des appartenances collectives.
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Lettre aux souverainistes et indépendantistes
Vous avez hérité de Daniel Johnson père, qui lançait « égalité ou indépendance » comme une revendication de dignité entre nations, pas seulement comme une menace de sortie. Le titre symbolique de son livre contenait déjà l’idée que la reconnaissance pouvait précéder, ou même remplacer la rupture, du moins temporairement.
vendredi 24 avril 2026
Nos nationalistes civiques et la fuite vers la décadence
À propos de nos nationalistes civiques. Ils méritent une bonne branlée pour l'ensemble de leur oeuvre, ne croyez-vous pas ? Ne sont-ils pas indifférents à la foi catholique, indifférents à la tradition, indifférents à notre passé national. Ne sont-ils pas pour plusieurs acrimonieux à l'égard de tout ce qui est tissé serré chez-nous, comme si la trace d'un passé qui a fait de nous ce que nous sommes était l'ennemi à abattre ? Les nationalistes civiques se réclament du modernisme.
mardi 21 avril 2026
L'indépendance changerait-elle quelque chose à la précarité de la langue française ?
Intro : Il y a cinq ans (et quelques jours) je publiais cet article. Il n'y a probablement pas beaucoup à y changer aujourd'hui. Qu'en pensez-vous ?
Lien original : https://gilles-verrier.blogspot.com/2021/04/anglicisation-lindependance-ny.html
vendredi 17 avril 2026
Pour l'établissement de la justice constitutionnelle au Canada
COMPRENDRE NOTRE HISTOIRE
Cent ans après la Confédération de 1867, on attendait beaucoup d'une révision constitutionnelle. Chez les Canadiens-Français, nombreux sont ceux qui croyaient que les irritants qui divisaient le Canada depuis un centenaire pouvaient être aplanis. La Commission Tremblay sur la fiscalité ne sera qu'une