Je réclame une reconnaissance constitutionnelle robuste pour les Canadiens et Acadiens, peuples frères dont l'existence est très antérieure à celle du Canada d'aujourd'hui. Je réclame un statut national pour les natifs francophones, assorti des droits et des protections qui s'appliquent aux peuples minoritaires en vertu du droit international. Voir notamment la Déclaration de l'ONU du 18/12/1992.
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Un peuple sans statut dans la géopolitique mondiale
Oubliez la sécession, elle aurait été faite avant Nous en sommes à la possibilité de faire reconnaître les droits d'un peuple. Le peuple...
vendredi 9 octobre 2026
Un peuple sans statut dans la géopolitique mondiale
mercredi 7 octobre 2026
Groulx et la Loi sur les langues officielles, de l’unité à la division des Canadiens-Français
Dans L’enseignement français au Canada, t. II, consacré justement aux « écoles des minorités », Groulx s’intéresse aux Franco‑Ontariens et au Règlement XVII, qu’il présente comme une « grande crise morale » pour toute la nation canadienne‑française, non comme une simple affaire ontarienne.
Dans Le Français au Canada, Groulx explique qu’il ne s’agit pas seulement du Québec, mais de « l’ensemble des hommes d’origine française en pays canadien » « dans les autres provinces, de l’Atlantique au Pacifique ». Il insiste sur le fait que tous ont dû lutter pour « garder leur individualité ethnique ».
lundi 5 octobre 2026
La question référendaire qui pourrait tout changer
[Document pour fins de discussion]
Modification de la Loi constitutionnelle de 1982, adoptée par l’Assemblée nationale du Québec.
- Attendu que les premières manifestations de l'existence des Canadiens par auto-identification remontent à 1648.
- Attendu que les Articles de capitulation de Québec et de Montréal, notamment, prennent en compte les Canadiens comme un peuple établi sur les territoires conquis.
- Attendu que l’Acte de Québec, et plus tard le Rapport Durham, parmi un grand nombre de documents officiels, impliquent ou reconnaissent l’existence du peuple canadien
- Attendu les États généraux du Canada français de 1967 - 1969
- Considérant l’existence d’un peuple canadien, aussi connu comme canadien-français ou autrement comme québécois francophone, ce peuple constitue une minorité nationale historiquement unie mais
segmentée, démembrée à des fins politiques, occultée et sans statut.
L’Assemblée nationale du Québec a adopté une modification à l’Article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 le... [date à inscrire ici, 2029 ?]. L’Assemblée nationale appelle la population à approuver par référendum ladite modification à l’article 35, qui se lit comme suit :
L’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 devient l’article 35a et demeure inchangé.
1- Le peuple
3- Le peuple canadien a le droit à l'autonomie interne, au sein de l'État fédéral qui lui garanti ses institutions en matière de langue, de culture civile et religieuse, d’éducation, de sport et de représentation internationale dans les domaines de sa compétence. Les institutions nationales des Canadiens-Français sont régies par le Conseil national canadien-français (ou une autorité équivalente - dans certains pays, gouvernement autonome ) établi par la loi.
4- L’égalité des peuples minoritaires historiques est garantie au Canada, et, par conséquent, le dispositif légal établi par la loi pour les Canadiens-Français conserve une
5- Les institutions du peuple canadien sont établies initialement par les fonds publics fédéraux, auxquels s'ajoutent des réparations à établir par la loi, conformément aux précédents établis par l’article 35a
OUI NON
samedi 12 septembre 2026
MESSAGE ÉLECTORAL DE LA FCF
LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS
Le message électoral de la Fédération des Canadiens-Français
12 septembre 2026 [m-a-j 14-09-8h]
LE PEUPLE CANADIEN-FRANÇAIS
Les natifs francophones du Canada actuel, incluant tous ceux qui les ont rejoints, sont toujours à proprement parler le peuple canadien-français. Depuis la Conquête de 1760 et la cession de la Nouvelle-France à la Grande-Bretagne, la préservation de notre peuple, de notre culture et de nos valeurs occupe toujours une place centrale dans nos préoccupations. Réduits au rang d’une minorité nationale, les Canadiens-Français, bien que toujours « majoritaires » au Québec, sont privés d’autonomie interne.
MORCELLEMENT ET EFFACEMENT
Faute de reconnaissance politique explicite, le peuple canadien-français ne dispose d’aucune marge pour se perpétuer. Au sommet de son affirmation nationale, vers 1969, notre peuple profitait d’une convergence d’initiatives en faveur de sa reconnaissance statutaire. Cet accès à la dignité, naturel pour tout peuple, était réclamé de longue date.
Dans le même temps, bien que d’apparence généreuse et équitable, la Loi sur les langues officielles a eu pour effet, de briser en deux un peuple minoritaire. Cette loi a d’abord fait des Canadiens-Français des réclamants provinciaux de droits linguistiques. Machiavélique, elle a aussi instituée une opposition judiciaire systémique entre francophones « majoritaires » et francophones « minoritaires ».
Elle a mis en place le cadre de notre fragmentation nationale province par province. Du jour au lendemain, il n’y eut plus de Canadiens-Français ! Il n’y aurait maintenant que des Ontarois, des Fransaskois, des Québécois, etc. Avant cette loi, les Canadiens-Français, un acquis de l’Acte de Québec de 1774, était un peuple dont l’existence n’avait jamais été mise en doute. Il est ici crucial de rappeler qu’en droit international, le démembrement des minorités nationales par un État central est prohibé. Le Canada l’a fait.
LA CONFUSION IDENTITAIRE
Depuis la Révolution tranquille, les Canadiens-Français du Québec ont été soumis à une réassignation identitaire. Conformément aux lois de Québec et d’Ottawa, bien que le Québec ne compte « officiellement » que des Québécois, on distingue les Québécois anglophones, les Québécois d’origine autochtone, les Québécois immigrants de divers horizons et, enfin, les natifs francophones, qui sont simplement désignés comme Québécois tout court.
Depuis longtemps, les nôtres se font dire qu’ils ne sont que des francophones, comprendre des sans-papiers sur le plan politique, alors que notre histoire témoigne et illustre la grandeur de nos ancêtres canadiens-français et leurs accomplissements. De bonne foi, on a cru agir pour le mieux en abandonnant notre héritage remplacé par la vision d’une nation québécoise inclusive. Nous nous sommes trompés. Nous n’avons jamais eu la force d’attraction nécessaire pour faire de l’intégration des autres un succès. Les anglophones québécois ne se sont pas tournés vers nous, et les nouveaux venus comprennent que, faute de nous reconnaître nous-mêmes comme peuple, notre déclin est inévitable.
La confusion identitaire a permis d’enrayer tout objectif d’intégration. Dès le moment que nos élites ont troqué le peuple historique pour le territoire c’était fait. Depuis plus de cinq décennies, nos partis politiques soutiennent ce funeste changement de cap. Chez les nôtres, un clivage artificiel s’est créé : un pays indépendant séparé du Canada, décidé par un oui ou un non, ne satisfait pas aux besoins existentiels des Canadiens-Français.
PRÉJUDICE AU PEUPLE CANADIEN-FRANÇAIS
Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires. Nous, Canadiens-Français, voulons pour les nôtres les droits qui sont applicables et reconnus aux autres, ni plus ni moins. Notamment dans la loi 99 (7 déc. 2000), la Constitution canadienne et les Chartes canadienne et québécoise, qui, ensemble, refusent de voir dans notre absence de statut, le cas d’une minorité discriminée.
UNE IDENTITÉ À RECONNAÎTRE
Nous demandons que le peuple canadien-français soit reconnu formellement et officiellement par l’État du Québec et, à terme, par le Canada. Un statut de « Québécois tout court » ou de « francophones » ne convient pas pour un peuple enraciné dans l’histoire.
Les Canadiens-Français doivent impérativement obtenir une autonomie interne robuste, reconnue dans la Constitution du Canada et des provinces. Grâce à une reconnaissance de ce type, à l’image de celle accordée aux Premiers peuples, les Canadiens-Français auraient l’assurance nécessaire pour aborder l’avenir avec optimisme, prêts à faire face aux défis démographiques et aux incertitudes du futur.
Que le Québec reste dans le Canada ou qu’il accède un jour à l’indépendance, il est crucial, hors tout, que le peuple canadien-français soit reconnu comme une entité distincte capable d’agir collectivement grâce à des institutions nationales bien à lui. Cette solution pourrait s’inspirer de celle adoptée pour les Premières Nations, qui préservent leur identité tout en coexistant avec les provinces et un État central.
Les souverainistes et les fédéralistes semblent aujourd’hui à court de solutions entièrement satisfaisantes. Nous estimons que l’impasse est liée à la mise à l’écart des Canadiens-Français, un héritage non prémédité, peut-être, mais une erreur à réparer de la Révolution tranquille.
QUESTION AUX CANDIDATS À L’ÉLECTION DU 5 OCTOBRE
En tant que candidat aux élections, croyez-vous que l’État du Québec devrait reconnaître formellement les Canadiens-Français comme le peuple fondateur du Canada (Conseil souverain de 1663), et leur accorder l’autonomie interne nécessaire pour assurer leur avenir ?
lundi 17 août 2026
Fédéralisme et souverainisme : une mise à l'épreuve du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
On peut soupeser que dans l'esprit des juges, les Canadiens-Français ayant virtuellement quitté la scène politique, la Cour ne commettait pas d'imprudence à écrire que « la majeure partie de la population du Québec partage bon nombre des traits... d'un peuple ». Elle laissait donc comprendre, du coup, que toute la population du Québec ne forme pas un seul peuple, au sens du droit international. Il importe donc aujourd’hui, pour ceux qui veulent l'émancipation du peuple canadien-français de se mettre à jour. Il leur faut prendre conscience des leviers qui sont à leur disposition, s'en saisir, et établir enfin une marche à suivre pour une solution canadienne-française au conflit national du Canada. Un conflit demeuré irrésolu depuis le Traité de Paris de 1763. Pour plusieurs, ce sera un défi conceptuel de réaliser qu'il y a plus de puissance, plus de potentiel de succès à réclamer les droits d'un peuple ethnique(2) qu'à réclamer la souveraineté pour une province composée de plusieurs peuples et qui, du reste, a adhéré volontairement à la Confédération.
Le gouvernement du Québec a adopté l'amendement 35-2 qui modifie la Loi constitutionnelle de 1982. Accordez-vous au gouvernement le mandat d'ouvrir des négociations avec les autres partenaires de la Confédération en vue de la ratification de cet amendement dans la constitution du Canada en vertu de la formule d'amendement ?
Finalement, nous demandons aux électeurs sympathiques à notre approche de sensibiliser les candidats aux élections à venir. Souvenez-vous qu'il existe une fragilité insoupçonnée dans l’armature constitutionnelle du Canada. Finalement, nous appelons les électeurs à voter pour le candidat qui se montre le plus ouvert à une mise à jour de la question nationale, si vous pouvez en identifier un.
samedi 15 août 2026
Notes en vue d'une mise à jour de la question nationale à l'occasion des élections du 3 octobre prochain
On peut soupeser que dans l'esprit des juges, les Canadiens-Français ayant virtuellement quitté la scène politique, la Cour ne commettait pas d'imprudence à écrire que « la majeure partie de la population du Québec partage bon nombre des traits... d'un peuple ». Elle laissait donc comprendre, du coup, que toute la population du Québec ne forme pas un seul peuple au sens du droit international. Il importe donc aujourd’hui, pour ceux qui veulent que s’émancipe le peuple canadien-français de se mettre à jour. Il leur faut prendre conscience des leviers qui sont à leur disposition, s'en saisir et établir enfin une marche à suivre pour une solution canadienne-française au conflit national du Canada. Il leur faudra réaliser qu'il y a plus de puissance, plus de potentiel de réussite à réclamer les droits d'un peuple ethnique(2), qu'à réclamer la souveraineté pour une province composée de plusieurs peuples et qui a adhéré volontairement à la Confédération.
Le gouvernement du Québec a adopté l'amendement 35-2 qui modifie la Loi constitutionnelle de 1982. Accordez-vous au gouvernement le mandat d'ouvrir des négociations avec les autres partenaires de la Confédération en vue de la ratification de cet amendement dans la constitution du Canada en vertu de la formule d'amendement ?
Finalement, nous demandons aux électeurs sympathiques à notre approche de sensibiliser les candidats aux élections à venir. Il existe une fragilité insoupçonnée dans l’armature constitutionnelle du Canada. Nous appelons les électeurs à voter pour le candidat qui se montre le plus ouvert à une mise à jour de la question nationale. Après 60 ans, mérite d'être repensée. Nous espérons que nos propositions pourront en inspirer quelques-uns.
mercredi 12 août 2026
Mon parcours, ma réflexion - Pour une politique enracinée dans notre histoire
jeudi 9 juillet 2026
Le projet de disparition des Autochtones a échoué, celui des Canadiens-Français se poursuit
La transformation la plus importante de la vie interne du Canada depuis soixante ans est à la fois une affaire occultée et très mal comprise. L’effacement récent du groupe canadien-français a mis fin à plus de 200 ans d'une présence politique nationale continue et souvent conséquente au sein du Canada britannique. Aujourd'hui, les Canadiens-Français sont segmentés dans dix provinces, comme autant de solitudes qui ont perdu tout sens d'une appartenance commune.
Pour la plupart de mes contemporains, l’effacement des Canadiens-Français serait le fait d’une évolution naturelle. C’est en tout cas la lecture la plus répandue du phénomène et c’est celle qu’a faite sienne l’historien Yves Frenette : un peuple disparaît sous l’effet d’une conjoncture qui le défavorise. Ses contradictions et des défis qu’il est incapable de surmonter l’emportent. Cette thèse ne fait naturellement aucun cas de l’esprit de conservation qui anime toute société humaine historiquement constituée; elle apparaît plutôt comme une oraison funèbre.
Tous reconnaissent que René Lévesque et P. E. Trudeau sont en opposition frontale dans leur vision de l’avenir. Cependant, leur opposition constitutionnelle conduit à sous-estimer une identité de vues qui les unit et les renforce. Ils se rejoignent dans leur antipathie commune envers les Canadiens-Français. Pour les deux hommes, et ils n'en font pas mystère, il n’y a aucune place pour les Canadiens-Français dans le Canada et le Québec de demain.
Le pouvoir public était l'unique acteur en mesure de mettre en place des mesures transitoires en faveur des Canadiens-Français, leur redonner un sens de l'appartenance et un peu de fierté. Lui seul pouvait leur aménager une sortie de crise par le haut. N’est-ce pas ce qu’on a fait pour les peuples autochtones ? Oui, mais pas de plein gré. Trudeau et Chrétien planifient d’abord leur disparition. Dans le cadre du livre blanc sur les Indiens, publié, puis vite retiré, on proposait la disparition des Premières Nations. Non seulement ils en réchappent, mais ils obtiennent en 1982 un statut constitutionnel fort enviable. Inversement, les Canadiens-Français n'ont pas eu la chance d'en réchapper. Ils ont certes manqué de soutiens étrangers et influents, mais d'abord du soutien d'une bonne partie des nouvelles élites, éduquées dans les valeurs du libéralisme.
Le Canada contrevient manifestement à deux pactes des Nations Unies dont il est signataire, soit le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Ces pactes de l’ONU constituent le noyau du système international des droits humains et servent aussi de base à la protection des minorités et des peuples autochtones. Peuples autochtones et minorités nationales, les deux.
En somme, on peut caractériser les politiques réformistes de Trudeau et Lévesque par une même insensibilité pour leur propre peuple. Ensemble, ils donneront aux Canadiens-Français le coup de pied de l'âne. La combinaison de leurs efforts a eu les résultats que l’on connaît. Ainsi, la Brève histoire des Canadiens français d’Yves Frenette s’ouvre sur la phrase suivante : « Ce livre raconte l’histoire d’un peuple qui n’existe plus. » Mais l'auteur ne fait évidemment pas de politique.
