Je réclame une reconnaissance constitutionnelle robuste pour les Canadiens et Acadiens, peuples frères dont l'existence est très antérieure à celle du Canada d'aujourd'hui. Je réclame un statut national pour les natifs francophones, assorti des droits et des protections qui s'appliquent aux peuples minoritaires en vertu du droit international. Voir notamment la Déclaration de l'ONU du 18/12/1992.
n'est-il pas celui d'un peuple par une province ? par des provinces ?
C'est le sujet que je souhaite aborder dimanche à 7h sur la chaîne de Carl Brochu. D'abord parler du Grand remplacement : celui d'un peuple par une province... en des provinces. Si le temps le permet, couvrir le tout en cinq segments. C'est un défi !
1) La Fédération des Canadiens-Français renoue avec l'émancipation d'un peuple, une histoire qui date de plus de 250 ans et non de la Révolution tranquille. Le peuple s'entendait sur la reconnaissance de ses droits sur le territoire qu'il occupait. Sa présence était imparfaite au sein du Québec, elle se prolongeait cependant, imparfaitement aussi, au-delà du Québec.
2) La souveraineté est venue bouleverser le portrait, nier la dimension continentale de notre identité, tenue pour ringarde, voire méprisable. Il fallait que notre destin soit lié exclusivement au Québec. On a feint d'oublier que le Québec comprenait lui-même plus d'un peuple, un détail funeste qui entraîna l'échec irrémédiable du souverainisme référendaire !
3) La souveraineté a été une source de division sous deux rapports.
Le premier, elle a divisé les Canadiens-Français entre eux, ceux du Québec et ceux que Lévesque avait qualifié de "dead ducks", soit ceux du reste du Canada. Et ensuite...
4) Elle a divisé les Canadiens-Français du Québec entre eux, appelés désormais et pudiquement "francophones", conformément à la terminologie imposée par P. E. Trudeau. A une question plate et peu engageante posée en 1980, dans le dépit d'une fin de mandat toute provincialiste, les Canadiens-Français se révélèrent divisés en deux camps égaux : 50 % pour le OUI, 50 % pour le NON. Qui a fait ça et pourquoi ? Le savez-vous ? Notre peuple n'avait jamais été à ce point divisé en plus de 250 ans de lutte.
5) Pas mieux. En 1995, un peuple censé être composé de tous les Québécois se révèle fracturé en deux, ...de qui se moque-t-on ? Nombreux sont ceux qui estiment encore qu'on ne les prend pas pour des dindes ! Et pourtant : 99 % des non Canadiens-Français votent NON et 60 % des Canadiens-Français votent OUI. Le souverainisme n'a JAMAIS été rassembleur. On comprend qu'il n'a pas convaincu l'autre peuple, mais il n'a même pas réussi à convaincre les nôtres non plus. Quel échec ! Notre cause ne tient pas de la démocratie, comme cette fausse démocratie référendaire, elle tient du droit des peuples. Or tout le souverainisme depuis les années 1976 ne cherche qu'à nier un peuple et ses droits. Il nie les droits d'un peuple par une consultation au sein de deux peuples.
Conclusion
Sans les accuser de connivence, Lévesque et Trudeau ont révolutionné les assises d'un peuple, ils l'ont rendu plus vulnérable. La doctrine de Daniel Johnson père, un Canadien-Français que Lévesque et Trudeau haïssaient pour mourir, représentait à l'époque la véritable sortie par le haut. Disposons-nous encore d'une chance ? Mon audition en commission parlementaire, plus tôt cette semaine, propose des pistes de solution.
______
Vidéo de mon audition à la Commission parlementaire sur le projet de loi 1 sur la constitution du Québec, le 11 février 2026.
Texte complet de mon intervention en audience publique,
lu partiellement dans la vidéo ci-dessus avant la période de questions
J'ai déjà abordé cette question en détail ailleurs mais comme elle reste incomprise je reprends ici en plus court, sous un autre angle, sans sacrifier l'essentiel.
Question
Chez les Québécois, qui s’étaient toujours identifiés en fonction du territoire où ils étaient majoritaires, l’adoption de l’appellation québécoise (plutôt que canadienne-française) à partir des années 1965 n’était-elle pas une adaptation du nom à une réalité politique en mouvance ?
L'heure n'est pas à la témérité mais à la certitude d'une victoire,
si imparfaite soit-elle !
Quand Paul-Saint-Pierre Plamondon nous dit que Mark Carney vient de lancer la campagne du NON, il faut se demander si le chef du PQ a pris le temps de lire le discours des plaines d'Abraham. Je sais bien que le commentariat souverainiste a très mal reçu ce discours, plusieurs se déchaînant même contre lui.
il faut savoir garder le cap !
À la fin de 2025, une dispute intestine divise de nouveau la québécitude. Pendant qu’on se mobilise autour de nouveaux espoirs référendaires (le fameuxGrand soir), d’autres mettent en garde et s’activent pour donner au Québec une
L'esclavage est facilement repris aujourd'hui dans des études pour alimenter un préjugé anti blanc. Or, un examen élargi du phénomène montre la nature quasi universelle du phénomène à des époques qui rendaient économiquement désirables le recours à ces pratique d'extorsions de personnes. [GV]
Attendez, l'esclavage est NOTRE "péché originel" ?