L'heure n'est pas à la témérité mais à la certitude d'une victoire,
si imparfaite soit-elle !
Quand Paul-Saint-Pierre Plamondon nous dit que Mark Carney vient de lancer la campagne du NON, il faut se demander si le chef du PQ a pris le temps de lire le discours des plaines d'Abraham. Je sais bien que le commentariat souverainiste a très mal reçu ce discours, plusieurs se déchaînant même contre lui.
Pour peu, on serait porté à croire que Carney vient de provoquer délibérément les Québécois avec des demi-vérités, sinon une tonne d'affreux mensonges sur notre histoire. Je me placerai en retrait critique, évitant d'avoir l'air de celui qui veut le défendre, ce n'est ni ma cause ni mon propos. En revanche, je veux des changements qui ne risquent pas de faire de nous les victimes d’une prévisible duperie, encore une fois.
Je mets le lien officiel du discours de Carney, plus bas, pour quiconque voudrait valider sa propre conclusion ou se faire une opinion. Quant à moi, vous comprendrez que je ne me propose pas d'analyser Carney sur le fond. Tout ce que je veux dire c'est que Carney est ni un inculte ni un provocateur. Il n'a rien de l'intransigeance d'un P.E. Trudeau ("les Canadiens-Français sont en passe de devenir un peuple de dégueulasses maîtres-chanteurs"), rien non plus de la déficience de niveau du P. M. Justin, fils du précédent.
Pour vous faire une confidence, je pense que Carney se montre comme un personnage aux propos mesurés, un homme avec lequel on peut ne pas être d'accord, et même en complet désaccord, mais un homme qui par son attitude pourrait être capable de dialogue. C'est ce dont le Québec a le plus besoin : un interlocuteur parlable, un interlocuteur qu'il nous faut amener à la table.
En présence de cet interlocuteur putativement de bonne foi, à l'instar de Brian Mulroney mais à la différence des Trudeau, père et fils, il y a lieu d'adapter la stratégie. Il faut de la souplesse, il faut profiter des dispositions de la partie adverse au cas où elles disparaîtraient dans un prochain mandat. Le référendum gagnant, auquel semble tenir mordicus PSPP serait peut-être celui qui demande aux Québécois de se prononcer massivement pour la réouverture de l'Accord du lac Meech. Un accord substantiel, réparateur et populaire. Hélas ! Le sort a voulu qu'il soit mis en pièces par une cabale subversive de fédéralistes centralisateurs et fanatiques conduits par P. E. Trudeau.
Prudence. Selon Sun Tzu, l'art de la guerre demande de connaître son adversaire autant que ses propres forces. De grâce, ne répétons pas la bataille des plaines d'Abraham. L'heure n'est pas à la témérité mais à la certitude d'une victoire, si imparfaite soit-elle. Une victoire référendaire avec une question bien calibrée serait notre première victoire, j'entends accompagnée de célébrations ! depuis l'élection du PQ en 1976.
L'indépendance que l'on ne peut imposer à son entourage doit nous rappeler quelque chose. Pour l'emporter, il faut réunir des effectifs deux fois plus nombreux que la puissance que l'on oppose. L'offensive est plus exigeante que la défensive. Une victoire décisive et imparfaite est toujours préférable à une défaite.
L'indépendance que l'on ne peut imposer à son entourage doit nous rappeler quelque chose. Pour l'emporter, il faut réunir des effectifs deux fois plus nombreux que la puissance que l'on oppose. L'offensive est plus exigeante que la défensive. Une victoire décisive et imparfaite est toujours préférable à une défaite.

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