mis-à-jour 8/07/2026 à 00:16
À ceux qui disent qu'on s'est fait voler notre nom de Canadiens, je dis ceci, et je le dis depuis longtemps : Personne ne peut te voler ton nom, à moins que tu y renonces toi-même.
Influencés par de mauvais chefs, nous avons renoncé à notre existence de peuple historique et sociologique pour l'amour d'un territoire dont les limites ont été décidées par les Pères de la Confédération, en 1867. Or, notre existence remonte à 1646-48, années des premières mentions du vocable Canadien(1).
De fait, nous avons été les seuls Canadiens pendant plus de 200 ans, peuple énergique, déployé à l'échelle d'un presque continent. On nous dit qu'il nous faut trahir notre histoire, tourner le dos à notre épopée pour l'amour d'un Québec plurinational, un Québec dont le PQ proclamait encore avec la Loi 99 (2000) qu'il reconnaissait des "droits consacrés à la communauté anglophone". Mais juste à elle..!
Mais qu'en est-il de droits aussi robustes pour les Canadiens-Français ? Toujours ignorés par Québec et Ottawa ? Est-ce la blancheur de leur peau qui fait que l'injustice ne les atteint pas ?
Après tant d'errances depuis la fondation de ce parti, et le détournement de notre cause nationale, je lance du lourd... Je me demande si une histoire du souverainisme depuis la fondation du PQ en 1968, n'aurait pas été supérieure comme oeuvre de salut national à la publication du Livre bleu. Qu'en serait-il si on avait d'abord procédé à un sérieux examen de conscience avant de sonner de nouveau la charge !
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1- Carpin, Gervais, ethnologue, L'histoire d'un nom
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