Dans L’enseignement français au Canada, t. II, consacré justement aux « écoles des minorités », Groulx s’intéresse aux Franco‑Ontariens et au Règlement XVII, qu’il présente comme une « grande crise morale » pour toute la nation canadienne‑française, non comme une simple affaire ontarienne.
Dans Le Français au Canada (cours en Sorbonne, 1931–1932), Groulx reprend en résumé la même trame : le Canada français est une entité nationale qui dépasse les frontières provinciales; les minorités, notamment en Ontario et dans l’Ouest, forment avec le Québec un tout organique.
Dans Le Français au Canada, Groulx explique qu’il ne s’agit pas seulement du Québec, mais de « l’ensemble des hommes d’origine française en pays canadien » « dans les autres provinces, de l’Atlantique au Pacifique ». Il insiste sur le fait que tous ont dû lutter pour « garder leur individualité ethnique ».
Dans Le Français au Canada, Groulx explique qu’il ne s’agit pas seulement du Québec, mais de « l’ensemble des hommes d’origine française en pays canadien » « dans les autres provinces, de l’Atlantique au Pacifique ». Il insiste sur le fait que tous ont dû lutter pour « garder leur individualité ethnique ».
Avec la Loi sur les langues officielles, depuis 1969, l’État fédéral a tracé une frontière au sein du Canada français. Le tracé de cette frontière ignore les réalités humaines, culturelles et historiques. Nous vivons depuis 1969 dans un régime de partition du Canada français, un peu à l’image d’autres peuples du monde, comme les Kurdes ou les Baloutches.
La loi fédérale sur les Langues officielles met en place deux régimes linguistiques au sein de la minorité canadienne-française. Elle s’attaque à l’unité d’un peuple et le dépouille de la dimension continentale de son identité. Sous une apparence généreuse, reconnaissance des deux langues officielles, elle institue la division. Le peuple canadien-français est réduit à deux catégories de « francophones », les majoritaires et les minoritaires. Elle s’attaque à l’unité historique et repousse naturellement toute reconnaissance statutaire. La division de la minorité canadienne-française est délibérée. Elle érige en système les conditions d’une incessante opposition juridique au sein d’un même peuple qui, jusque-là, réclamait fondamentalement les mêmes droits.

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