Programme du PQ adopté en octobre 1969, reproduit aux Éditions du Jour, en avril 1970, première de couverture ci-dessous :
Je réclame une reconnaissance constitutionnelle robuste pour les Canadiens et Acadiens, peuples frères dont l'existence est très antérieure à celle du Canada d'aujourd'hui. Je réclame un statut national pour les natifs francophones, assorti des droits et des protections qui s'appliquent aux peuples minoritaires en vertu du droit international. Voir notamment la Déclaration de l'ONU du 18/12/1992.
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Les premiers Programmes du Parti québécois et l'accession à la souveraineté
Programme du PQ adopté en octobre 1969, reproduit aux Éditions du Jour, en avril 1970, première de couverture ci-dessous :
samedi 3 janvier 2026
lundi 22 décembre 2025
L'acquis principal de la Révolution tranquille se résume à la disparition des Canadiens-Français
Soyons clairs : en dépit de leur approche différente, alors que des élections générales se rapprochent, les deux camps ont quelque chose de frères siamois. Réunis par le tronc, ils sortent tous deux du moule de la québécitude.
Explication.
La québécitude est un nouveau destin collectif qui ramène l’identité continentale des Canadiens‑Français aux limites d’une province. La québécitude vient avec de nouvelles ambitions : elle adopte les anglophones, les Autochtones et les immigrants du Québec, tous des Québécois, mais repousse toute appartenance canadienne‑française et acadienne, à l’intérieur comme à l’extérieur du Québec. Pour ceux qui cherchent le point de bascule de la Révolution tranquille, on peut aisément situer le changement de paradigme dans le démembrement et la réassignation identitaire d’un peuple.
La participation volontaire du Québec à la provincialisation des Canadiens‑Français n’a pu se réaliser que grâce à la convergence de vues de René Lévesque et de Pierre Elliott Trudeau. Pour les deux chefs, bien que poursuivant des fins différentes, le Canada de demain devait se passer des Canadiens‑Français, ce qui explique leur disparition rapide de l’espace public.
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| La Nouvelle-France avec ses divisions : l'Acadie, le Canada et la Louisianne. Une aventure à la dimension d'un continent. Ne la laissons pas s'étrangler par la québécitude. |
Le gouvernement du Québec s’empresse, à chaque tournant, de prendre la défense des « droits consacrés des anglophones », même sans qu’on le sollicite, comme dans le cas patent du préambule de la Loi 99 (2000). Il s’assure du bien‑être des immigrants envoyés par Ottawa et se plie à leur afflux continu. Québec copie le fédéral et renchérit pour assurer à nos peuples ethniques autochtones l’usage de leurs territoires, de leurs langues, de leurs coutumes et de leurs particularités. Et, finalement, les « francophones » dénationalisés complètent une inconcevable anarchie constitutionnelle. La disparité des droits accordés aux uns et aux autres, leur application à vitesse et à intensité variables, suivies de budgets octroyés en raison de préférences communautaires, bouclent la boucle.
Peu importe le degré d’achèvement ou les succès futurs de l’un ou l’autre camp, la reconnaissance statutaire des Canadiens‑Français demeure une obligation patriotique sans équivalent. C’est ce point clé qui peut être le prélude d’une véritable libération : une révolution des institutions dépassées du Canada.
La Fédération des Canadiens-Français (FCF) reste au‑dessus de la mêlée de la québécitude. Elle n’a pas de préférence a priori entre référendum et constitution. Les deux approches ont leurs mérites ; les deux peuvent être soutenues alternativement ou ensemble, voire ignorées selon les circonstances. Les patriotes attachés à leur peuple ont cependant une boussole qui pointe vers l’intérêt national. Cette boussole leur fera toujours préférer le fond à la formule. L’émancipation nationale passe avant la particularité des moyens — des moyens qui ne cessent de décevoir par les limites que s’impose invariablement Québec. On continue de se complaire dans « les acquis de la Révolution tranquille », dont la principale « réussite » est la disparition des Canadiens‑Français. Est‑ce dans ces traces que l’on veut continuer d’avancer ?
RÉSUMÉ D’ÉPISODE - COMPLET de la VIDÉO :
Notre exploration sur la question politique et du nationalisme nous aura amené à nous interroger sur « qu’est-ce que l’identité québécoise » au juste, et plus spécifiquement quelle est la nature de ce qu’on appelle les « Canadiens-Français » ou les québécois dits « de souche ». À ma grande surprise, une découverte inattendue et partagée par vous-mêmes auditeurs du podcast, fut celle de M. Gilles Verrier, fondateur de la Fédération des Canadiens-Français, dont j’ignorais l’existence. M. Verrier a gracieusement accepté de se joindre à Gabe Masson pour discuter de la profondeur de ses recherches historiques sur le peuple canadien-français, mais surtout comment son effacement progressif fur canalisé par les transformations au niveau fédéral canadien, mais également par les divers mouvances souverainistes du Québec selon lui. Un épisode certainement provocateur pour tout cœur indépendantiste, alors qu’on se pose des questions fondamentales sur la conception des ethnies au niveau politique et de pourquoi, selon notre invité, la question de l’indépendance n’a pas servi les intérêts du peuple fondateur du Canada : les Canadiens-Français. À voir pour porter une réflexion identitaire en ce bilan de fin d’année 2025!Thématiques abordées:• Introduction• Gilles Verrier : Une passion pour la recherche du Canada-Français• Mémoire : Retour sur l’importance de la Loi 99 (2000) et son préambule sur les peuples du Québec• La question ethnique : qu’est-ce qu’une ethnie et quelle est son importance politique• Concept : Fédération des peuples (ethnique) vs. Fédération administrative• Retour historique : Daniel Johnson vs. René Lévesque vs. De Gaulles• Chronologie 1968@1971: de canadiens-français à québécois• Confédération canadienne : Ambigüités depuis 1982• La québécitude : Se couper soi-même de sa nation continentale canadienne-française• Conclusion
mercredi 17 décembre 2025
Tout comprendre sur le retour des Canadiens-Français
mercredi 10 décembre 2025
L'esclavage dans le monde - Un pratique répandue et pas seulement chez les Blancs européens
Attendez, l'esclavage est NOTRE "péché originel" ?
samedi 6 décembre 2025
Le sort peu enviable des Canadiens-Français et Acadiens - comparaisons fédérales étrangères et Premières nations du Canada
Alors que le Canada a donné un statut constitutionnel enviable aux Autochtones, avec des budgets importants et des réparations.
vendredi 5 décembre 2025
Fédéralisme des peuples et fédéralisme territorial - le Canada et l'erreur fédérale
Au cours de sa visite en Inde, Vladimir Poutine a déclaré : «Beaucoup de temps a passé et l'Inde a considérablement changé... mais ce qui reste est l'amitié et l'intérêt mutuel.» Parmi les 27 pays fédéraux dans le monde, l'Inde et la Russie sont les deux plus grands par leur population. De façon encore plus marquée que les fédéralismes allemand (avec ses landers) et suisse (avec ses cantons), les fédéralismes indiens et russes ont des assises ethniques indéniables.
mardi 2 décembre 2025
Valeurs traditionnelles Vs l'hyper individualisme - un cas en Chine ranime le débat
Tiré de Géo-politique globale [20 nov 2025]
Cette évolution survient à un moment où la Chine réforme activement son système juridique. Cette affaire illustre les efforts constants du pays pour concilier les conceptions modernes de l'égalité des sexes , souvent influencées par les normes juridiques occidentales, avec ses principes traditionnels de longue date concernant le mariage, la propriété et la structure familiale.
dimanche 30 novembre 2025
Le Kenya entre Washington et Pékin - Géopolitique mondiale
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vendredi 28 novembre 2025
L'or - valeur refuge ou pilier d'une nouvelle architecture financière mondiale ?
1- L'or est de nouveau prisé par les banques centrales « Depuis 2009 les banques centrales sont redevenues acheteuses nettes d’or, et depuis 2022 les achats annuels dépassent 1 000 tonnes, soit plus de 25% de la production mondiale »
lundi 24 novembre 2025
La FCF dépose un mémoire - Projet de loi 1 sur la Constitution du Québec
Le ministre Jolin-Barette, ministre de la Justice et ministre responsable des Relations canadiennes a déposé le 9 octobre dernier le Projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec. Congratulations et critiques fusèrent aussitôt de toutes parts. À la Fédération des Canadiens-Français, d’abord sceptiques sur la portée et la qualité du projet – est-ce ce type de projet qu’on devrait entendre lorsqu’on parle de constitution ? – nous avons toutefois apprécié les gains potentiels qu’il serait possible d’en retirer pour la nation en ces heures de péril. Alors, pourquoi pas ?
Nous avons donc décidé de déposer un mémoire pour faire valoir notre point de vue, c’est-à-dire que le peuple canadien-français doit être reconnu par le gouvernement du Québec, d’abord, et par celui du Canada, qui n’a cessé de le miner depuis 1982 et même avant, avec sa Loi sur les langues officielles dès 1969.
Le gouvernement du Parti Québécois de Lucien Bouchard en 2000 n’avait pas cru bon de nous reconnaître comme tel, nous, Canadiens-Français, dans le préambule de sa Loi sur l’exercice des droits fondamentaux et des prérogatives du peuple québécois et de l’État du Québec (Loi 99), préférant le flou de l’expressions « peuple québécois, majoritairement de langue française« , position que nous avons dénoncé dès notre naissance en 2020 et depuis.
Aujourd’hui, le gouvernement de la Coalition Avenir Québec de François Legault nous fournit l’occasion de monter aux barricades et de lui faire publiquement réaliser une erreur – ainsi qu’à toute la députation et au-delà – qui n’est pas seulement la sienne, mais celle de toute la mouvance néonationaliste depuis les années 1960. Nous n’allions pas nous en priver !
C’est ainsi que nous avons déposé aujourd’hui, 24 novembre 2025, un mémoire, document dans lequel nous avons mis tout notre coeur tout en nous en tenant à l’essentiel, que vous pouvez maintenant lire en cliquant sur le lien. Nous vous rendons également disponible le formulaire d’adhésion à la Fédération des Canadiens-Français en espérant que vous voudrez mettre l’épaule à la roue avec nous. Vous pouvez le télécharger sur votre ordinateur, le remplir et le faire parvenir à l’adresse de courriel qui y est indiquée.
Accéder au mémoire ici :
https://canadiens-francais.com/
mardi 11 novembre 2025
Version 1.1 Les amendements proposés au projet de loi 1 par Gilles Verrier - Fédération des Canadiens-Français
[Note au lecteur : cette édition 1.1 remplace la version du 9 novembre 2025]
AVANT-PROPOS (projet)
Amendement à ajouter à la suite :
dimanche 9 novembre 2025
Les amendements proposés au projet de loi 1 par Gilles Verrier - Fédération des Canadiens-Français
[l'article que vous cherchez a été modifié - cliquer sur le lien pour l'édition 1.1 mise à jour.
https://gilles-verrier.blogspot.com/2025/11/les-amendements-proposes-au-projet-de_11.html ]
AVANT-PROPOS (projet)
Amendement à ajouter à la suite :
La constitution au défi de la persistance dans l'adversité
N'avons-nous pas déjà de l'avis de plusieurs une quasi constitution ? Une loi fondamentale brillamment défendue et à son terme une victoire ?
Selon la CAQ, il faut s'attarder au perfectionnement constitutionnel et non à la mise en application de nos outils quasi constitutionnels existants.
N'avons-nous pas déjà une Loi sur l’exercice des droits fondamentaux et prérogatives du peuple québécois et de l’État du Québec.
Même si le Québec est sorti gagnant du litige sur la Loi 99 (2000), il ne l'a pas invoquée, par exemple, pour s'opposer à l'afflux de migrants réfugiés via le chemin Roxam. Dans cette affaire où la détermination du Québec se discute, il finit par partager la responsabilité avec l'État fédéral.
Journal de Montréal (31 oct. 2024):«Le Québec a servi de bouche-trou au Canada avec l'entrée de migrants par le chemin Roxam et on en ressent encore le ressac. Le Canada accepte que les autres provinces n'ouvre pas leurs portes pour les demandeurs d'asile.Trop de provinces refusent d'accueillir des demandeurs d'asile selon leurs poids démographiques. Outre le Québec et l'Ontario qui accepte la majorité des demandeurs d'asile, le reste du Canada accepte seulement 12% des demandeurs contre 39% de leurs poids démographiques. »
| La presse 1er octobre 1992 Voir aussi https://www.republiquelibre.org/cousture/WILHELMY.HTM |
- Contexte de la loi : La loi 99 a été adoptée pour formaliser le statut du peuple québécois et affirmer ses droits, notamment l'autodétermination et la règle du « 50% plus un » face à des lois fédérales qui menaçaient ces droits.
- La contestation : Keith Henderson a contesté la loi, affirmant qu'elle était inconstitutionnelle.
- La victoire juridique : En avril 2018, la Cour supérieure du Québec a rendu un jugement confirmant la validité constitutionnelle de la loi 99.
- La SSJB et le jugement : La SSJB, représentée par Maxime Laporte, a considéré ce jugement comme une victoire importante pour le peuple québécois.

